Les dynamiques hydro-sédimentaires

Les dynamiques hydro-sédimentaires sont déterminantes pour le fonctionnement écologique des écosystèmes du Parc et les activités primaires comme la conchyliculture et la pêche. 

Le transit sédimentaire, sous l’influence des vagues et du débit des fleuves

On distingue deux ensembles sédimentaires dans le Parc : les sédiments fins se liant facilement entre eux (les vases) et les sédiments grossiers (les sables et graviers). Les pertuis, les baies et les estuaires accueillent les vases tandis que les zones d'avant-plage (immédiatement sous la limite de la basse mer) et les chenaux de marée accueillent sables et graviers. 

Selon la nature des sédiments transportés, les dynamiques hydro-sédimentaires s’opèrent sous l’action de différents paramètres. Les sédiments grossiers sont transportés par les vagues et, dans une moindre mesure, par les courants de marées. Ce transport par les vagues est à la fois perpendiculaire et parallèle au rivage. Quant à la dynamique des sédiments fins, elle est principalement influencée par les débits fluviaux.

Plage entre Le Verdon-sur-Mer et Soulac

Plage entre Le Verdon-sur-Mer et Soulac

Olivier Roux - OFB

Plage entre Le Verdon-sur-Mer et Soulac

Olivier Roux - OFB

Plage de la Coubre

Plage de la Coubre

Olivier Roux - OFB

Plage de la Coubre

Olivier Roux - OFB

Pointe d'Arçay et embouchure du Lay (Vendée)

Pointe d'Arçay et embouchure du Lay (Vendée)

Olivier Roux - OFB

Pointe d'Arçay et embouchure du Lay (Vendée)

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Flèche sableuse de la baie de Bonne Anse

Flèche sableuse de la baie de Bonne Anse

Olivier Roux - OFB

Flèche sableuse de la baie de Bonne Anse

Olivier Roux - OFB

La qualité des sédiments : un paramètre essentiel

Tout comme l’eau, les sédiments sont le support d'habitats d’une grande richesse écologique. Leur bonne qualité, largement tributaire des apports de contaminants par les fleuves, est indispensable pour toutes les espèces en lien avec le fond (espèces dites "benthiques"). 

Vasière dans l'embouchure de la Gironde dont les eaux sont "naturellement" troubles

Vasière dans l'embouchure de la Gironde dont les eaux sont "naturellement" troubles

Olivier Roux - OFB

Vasière dans l'embouchure de la Gironde dont les eaux sont "naturellement" troubles

Olivier Roux - OFB

Les eaux turbides caractéristiques des secteurs côtiers du Parc

Les eaux côtières du Parc sont « naturellement » troubles. Le Parc est caractérisé par la présence d'embouchures, de 6 fleuves qui sont à l'origine des variations de turbidité importantes résultant de leurs apports sédimentaires. Mais cette turbidité est également le résultat de la remise en suspension des vases par les courants de marée, lors de coups de vent ou de la gestion amont des débits des cours d’eau, dragages, clapages, extractions de granulats, ou travaux d’implantation d’infrastructures en mer ou sur le littoral. 

Les bivalves élevés (huîtres, moules) tolèrent cette turbidité mais, comme toutes les composantes des écosystèmes, ils sont sensibles aux fluctuations trop importantes ou à des niveaux de turbidité trop élevés.
 

Le dragage des sédiments dans les estuaires : un besoin pour le maintien des activités économiques, des exigences environnementales à porter.

Environ 11 millions de m3 de sédiments sont dragués chaque année dans le Parc dont 10 millions de m3 pour l’entretien du chenal de navigation et des zones portuaires du Grand port maritime de Bordeaux.

Ces sédiments dragués sont majoritairement immergés en mer ou en estuaire (immersion, rejet ou remise en suspension) généralement dans des secteurs favorisant la dispersion des sédiments dans le milieu aquatique.

Le Parc accompagne les opérateurs du dragage pour améliorer les pratiques et limiter leur impact environnemental.