La biodiversité marine

Pour améliorer la connaissance sur la biodiversité marine, le Parc mène des actions avec ses partenaires et la communauté scientifique. De nombreuses données sur les habitats, les espèces et les fonctions écologiques des écosystèmes marins, sont acquises et analysées.

Les habitats côtiers suivis et cartographiés

Soutenu par un financement européen et national, le Parc pilote un projet pour améliorer les connaissances sur 4 habitats naturels côtiers, ces milieux essentiels au cycle de vie de nombreuses espèces. 

L’objectif du projet « Connaissance et Evaluation de l’état des Habitats benthiques Côtiers CoEHCo » est d’améliorer les connaissances sur quatre habitats côtiers pour lesquels le Parc à une responsabilité de préservation importante : les prés salés, les hermelles, les herbiers de zostères et les vasières intertidales (sur la zone de balancements des marées).

Mené en étroite collaboration avec les Réserves naturelles nationales de la Belle Henriette, de la Baie de l’Aiguillon, de Lilleau des Niges, du Marais d’Yves et de Moëze-Oléron, gérées ou co-gérées par la LPO, les équipes vont déployer des protocoles communs de suivis scientifiques de ces habitats. Les données collectées permettront d’améliorer les connaissances concernant leur état écologique et alimenteront les travaux nationaux sur les indicateurs décrivant leur « bon état ». 

Vasière de la baie de l'Aiguillon

Vasière de la baie de l'Aiguillon

Cécile Barreaud - OFB

Vasière de la baie de l'Aiguillon

Cécile Barreaud - OFB

Prés salés de Triaize (Vendée) : spartine maritime (spartina maritima)

Prés salés de Triaize (Vendée) : spartine maritime (spartina maritima)

Aurélie Dessier - OFB

Prés salés de Triaize (Vendée) : spartine maritime (spartina maritima)

Aurélie Dessier - OFB

Récifs d'hermelles

Récifs d'hermelles

Amandine Eynaudi - OFB

Récifs d'hermelles

Amandine Eynaudi - OFB

Herbiers de zostères naines  au Château d'Oléron

Herbiers de zostères naines au Château d'Oléron

Amandine Eynaudi - OFB

Herbiers de zostères naines au Château d'Oléron

Amandine Eynaudi - OFB

Projet soutenu par l'Union Européenne - FEAMP
Projet soutenu par l'Union Européenne - FEAMP

Union Européenne - FEAMP

CartoHECo

En parallèle du projet CoEHCo, le projet CartoHECo met à jour, à partir d’analyses d’images satellites, la localisation et l’estimation des surfaces des prés salés, des macro-algues et des herbiers de zostère naine sur l’ensemble du territoire intertidal du Parc. Ces travaux sont réalisés dans le cadre d’un contrat avec le bureau d’étude I-sea, soutenu financièrement par le projet Life MarHa.

Le suivi des espèces exploitées

Le Parc héberge de nombreuses espèces exploitées par les pêcheurs professionnels ou de loisirs. Pour mieux connaître l’état de ces populations et leur niveau d’exploitation, le Parc lance des programmes d’acquisition de connaissance sur le maigre, la seiche, les coques et les palourdes.

Le maigre

Le Parc héberge le seul site de reproduction du maigre en France. Cette espèce suscite un intérêt fort pour la pêche professionnelle et de loisirs locale.

Pour mieux connaître l’état de cette population et son niveau d’exploitation, le Parc associé à l’IFREMER et aux comités des pêches compilent les données et développent des indicateurs de santé et de niveaux d’exploitation de l’espèce. 

Ces travaux vont permettre de lancer des programmes d’acquisition de connaissances complémentaires pour mieux caractériser la population de maigre et son exploitation. Plusieurs méthodes pourront être mises en œuvre :

  • marquage d'individus pour connaitre précisément l’aire de répartition de cette population de poissons, 
  • échantillonnages dans les criées pour mieux connaitre les captures, 
  • prélèvements génétiques à partir de méthodes innovantes permettant d’évaluer le nombre de reproducteurs.
     
Seiche (Sepia), mollusque céphalopode, dans un environnement de sables

Seiche (Sepia), mollusque céphalopode, dans un environnement de sables

Eric Pesme

Seiche (Sepia), mollusque céphalopode, dans un environnement de sables

Eric Pesme

Suivis sur les pondoirs à seiches

Suivis sur les pondoirs à seiches

Emilie Roche - CDPMEM 17

Suivis sur les pondoirs à seiches

Emilie Roche - CDPMEM 17

Les seiches

La seiche est la seconde espèce exploitée en terme de poids et la 3ème espèce en terme de valeur économique pour les pêcheurs professionnels dans le Parc. Mais qu’en est-il du renouvellement de cette espèce dont les femelles adultes meurent après avoir pondus ?

Très dépendants de cette ressource, les pêcheurs professionnels souhaitent multiplier l’installation de pondoirs afin d'augmenter les chances d’éclosion des œufs de seiche et de maximiser le renouvellement de l’espèce. Le Parc s’associe à la démarche en accompagnant ce travail par une étude sur l’évaluation de l’état de santé de la population de seiche exploitée.

Menée avec La Rochelle Université, le Parc naturel marin du Bassin d’Arcachon et les professionnels de la pêche, cette étude portera sur l’analyse d’individus collectés sur 3 sites de pontes et de nourriceries majeurs du golfe de Gascogne (pertuis charentais, bassin d’Arcachon et baie de Quiberon). Elle permettra notamment d’obtenir des résultats sur la structuration de la population de seiches, les stratégies de reproduction, les caractéristiques des reproducteurs et les performances de croissance des juvéniles.

Les coques et les palourdes

La pêche à pied professionnelle ou de loisir est une activité très pratiquée sur le littoral. Les coques et palourdes sont des espèces très prisées. 

Soumis aux changements environnementaux ainsi qu’à la pression d’exploitation, les gisements de ces bivalves font l’objet de suivis biologiques et de prélèvements afin d’évaluer l’état des stocks de ces populations et leur niveau d’exploitation. 

Avec le soutien de 2 partenaires (la Communauté de communes de l’île de Ré  et le Comité départemental des pêches de Charente-Maritime), 5 sites font l’objet de suivis. Les résultats obtenus permettront de constater si l’exploitation de ces sites par la pêche à pied professionnelle et de loisir correspond à un usage durable de cette ressource.
 

Les oiseaux et mammifères marins observés par survols aériens

Depuis 2019, à raison de 4 campagnes de survols aériens par an, les scientifiques de l’Observatoire Pelagis de La Rochelle Université observent attentivement et collectent des données sur la mégafaune marine évoluant dans le Parc.

Les oiseaux marins, les mammifères marins ainsi que les tortues marines fréquentant le Parc sont peu connus, rendant difficile l’adoption de mesures de gestion adaptées à leur préservation. 
Pour pallier ce déficit de connaissances et acquérir des données sur les espèces et leur répartition, le Parc a mis en œuvre une campagne de survols aériens. Les résultats obtenus d’ici 2021 permettront de connaître la diversité, la distribution, les effectifs et l’abondance des différentes espèces ou groupes d’espèces, ainsi que les variations d’effectifs en fonction des saisons. 

Ces survols permettent également de collecter de nouvelles données sur les macro-déchets flottants et sur le trafic maritime.
 

Survols aériens pou suivi mégafaune

Survols aériens pour suivi de la mégafaune marine

Aurélie Dessier - OFB

Survols aériens pour suivi de la mégafaune marine

Aurélie Dessier - OFB

Requin pèlerin (Cetorhinus maximus)

Requin pèlerin (Cetorhinus maximus)

E. Stéphan - APECS

Requin pèlerin (Cetorhinus maximus)

E. Stéphan - APECS

Puffin des Baléares

Le territoire du Parc est un secteur important d'alimentation pour les oiseaux marins comme le Puffin des Baléares

Michaël Buanic - OFB

Le territoire du Parc est un secteur important d'alimentation pour les oiseaux marins comme le Puffin des Baléares

Michaël Buanic - OFB

Suivi des nourriceries côtières

Suivi des nourriceries côtières

Amandine Eynaudi - OFB

Suivi des nourriceries côtières

Amandine Eynaudi - OFB

Le rôle essentiel des nourriceries de poissons

Dans les nourriceries côtières et estuariennes, les jeunes poissons trouvent des conditions favorables à leur développement avant d’aller poursuivre leur croissance plus au large. Le Parc naturel marin s’associe aux pêcheurs professionnels pour mettre en œuvre une campagne scientifique de suivi de ces nourriceries.

Mieux connaître la répartition des nourriceries sur le territoire du Parc, la fréquentation des espèces, c’est à terme, mieux les préserver. Cette campagne réalisée dans les zones de faibles profondeurs du Parc complète celles réalisées pour les suivis inter-directives européennes (DCE et DCSMM) par l’IFREMER.

L’ensemble du territoire du Parc naturel marin est désormais suivi tous les ans avec un même protocole, permettant ainsi de comparer les données et les résultats à différentes échelles.
 

https://youtu.be/B6f9_dencVk