Comment suit-on les nourriceries du Parc ?
Septembre - mois où les juvéniles de poissons nés dans l’année ont suffisamment grandi - est propice au suivi des nourriceries dans la zone des pertuis et de l’estuaire de la Gironde. Pour la deuxième année consécutive, le Parc s’associe aux pêcheurs pour suivre les nourriceries* côtières et estuariennes où les jeunes poissons trouvent des conditions favorables à leur développement.
Comment se déroule la campagne de suivi des nourriceries à bord du bateau de pêche ?
Des premiers résultats à consolider sur le long terme
Les 124 stations échantillonnées en 2019 par le Parc et l’IFREMER ont permis d’observer près de 5 500 « individus » dans les 3 secteurs prospectés : le pertuis Breton, le pertuis d’Antioche et l’estuaire de la Gironde. Ces observations ont confirmé l’importance du Parc pour le développement des juvéniles de soles (avec des stations où la densité atteint par endroits près de 30000 individus par km² !). L’estuaire de la Gironde et son ouvert voient également leur rôle de nourricerie confirmé pour le maigre et le céteau. Ces suivis sont renouvelés cette année pour suivre l’évolution de la fréquentation de ces zones d’importance. En s’affranchissant des variations du milieu d’un an sur l’autre, la compilation de plusieurs années de suivi permettra de mieux comprendre le fonctionnement de ces nourriceries, leurs localisations et leurs fragilités, pour mieux les préserver.
* Les nourriceries côtières sont des écosystèmes favorables au développement de nombreuses espèces de poissons, qu’elles soient d’intérêt patrimonial (amphihalins et élasmobranches) ou économiques (poissons plats tels que les soles…). Hébergeant une très grande proportion de zones de nourriceries de la façade atlantique, le Parc a une responsabilité forte de préservation de ces milieux fragiles.