166 couples de Gravelot à collier interrompu recensés en 2025 dans le Parc
Le Parc coordonne à l’échelle de son territoire les campagnes de protection du Gravelot à collier interrompu. Ainsi depuis 6 ans, les opérations de mise en défens des nids, de sensibilisation des publics et de recensement sont réalisées en étroite collaboration avec de nombreux partenaires. Grâce à la mobilisation de 50 observateurs sur 180 km de plages prospectées chaque mois d’avril à juillet, et plus de 740 données collectées, l’année confirme le rôle majeur du territoire dans la reproduction de cette espèce littorale protégée. Ce travail collectif a permis de recenser au moins 166 couples de Gravelot à collier interrompu, et un effectif record de poussins pour le territoire. En juillet, jusqu’à 175 poussins ont été observés en simultané !
Elisa Daviaud / LPO
Quelques chiffres
Le Parc accueillait dans ses locaux le 27 novembre, les animateurs des différentes structures participant aux campagnes de protection, de recensement et de sensibilisation du Gravelot à collier interrompu. A cette occasion, bilan de la campagne et actions 2026 à mettre en œuvre pour poursuivre cet effort de protection de l’espèce ont été partagés.
Le bilan de fin de saison réalisé par les différents partenaires - et la LPO en particulier sur les recensements - montre une dynamique progressive, avec 109 couples en avril, 163 en mai, puis un pic de 166 couples en juin, avant une baisse à 115 en juillet. Sur ce total maximal de juin, 44,6 % des couples se situent en Charente-Maritime (74 couples), 34,9 % en Sud-Vendée (58 couples) et 20,5 % en Nord-Gironde (34 couples).
La grande majorité des couples nicheurs se situe dans des sites Natura 2000 : 98,2 % des individus y sont recensés, notamment dans les ZPS du Marais poitevin (52 couples) et des Pertuis charentais (43 couples), ou dans les ZSC des Pertuis charentais (28 couples) et de la presqu’île d’Arvert (27 couples). Les réserves naturelles nationales présentent aussi des effectifs significatifs : 26 couples dans la Casse de la Belle Henriette et 3 en Baie de l’Aiguillon, soit 17,5 % de la population nicheuse du Parc.
Les communes dont le linéaire côtier sableux est important accueillent aussi des effectifs remarquables, comme L’Aiguillon-la-Presqu’île totalisant 44 couples, Le Verdon-sur-Mer et La Tremblade en comptant 28 chacune.
Raphaël Leprince / Office français de la biodiversité
Mises en défens et sensibilisation
Lorsque des nids sont repérés, les partenaires s’organisent pour les mettre en défens, en disposant soit un enclos balisé soit un dispositif anti-prédation. En 2025, sur la totalité des nids inventoriés, 195 nids ont été protégés, soit 68,6%.
Les équipes ont été mobilisées pour sensibiliser les promeneurs et les usagers de la mer au mode de vie de cet oiseau dont la particularité est de nicher sur les plages et, de ce fait, particulièrement sensible au dérangement par l’Homme et d’autres espèces comme les chiens non tenus en laisse.
En savoir plus
Les rapports annuels sont disponibles sur le site du plan de gestion du Parc.
Rappel des gestes à adopter pour assurer sa protection
Pour garantir le succès de la reproduction, la protection des hauts de plage demeure essentielle. La vigilance des usagers, la tenue des chiens en laisse et le respect de la réglementation en vigueur contribuent directement à préserver cette espèce emblématique du littoral atlantique.
Il est primordial de :
- rester à distance des nids
- ne pas toucher les œufs ou ne pas les recouvrir de sable
- tenir les chiens éloignés des zones délimitées par des enclos et/ou cages anti-prédation
- marcher sur le sable mouillé et éviter le haut des plages et la dune
- respecter les enclos et cages qui signalent la présence de nids
Les partenaires de ces actions de préservation
DREAL (Pays de la Loire et Nouvelle-Aquitaine), DDTM (Vendée, Charente-Maritime, Gironde), Conservatoire du Littoral (national, délégation centre-atlantique et Nouvelle-Aquitaine), Office national des forêts, Office français de la biodiversité (Parc naturel marin de l’estuaire de la Gironde et de la mer des Pertuis, RNN Baie de l’Aiguillon, Service départemental 33, Service départemental 17, Service départemental 85, Service conservation et gestion durable des espèces exploitées, Délégation de façade atlantique, Direction régionale Pays de la Loire, Service connaissance, Direction régionale Pays de la Loire, Service connaissance, Direction régionale Nouvelle-Aquitaine, Service écosystèmes, connaissance et usages du milieu marin), Grand port maritime de Bordeaux, Parcs naturels régionaux du marais Poitevin et du Médoc, SMIDDEST (gardiens du phare de Cordouan), Communauté de communes de l’île d’Oléron, Vendée Grand Littoral, du bassin de Marennes, de l’île de Ré, Communauté d’agglomération Royan Atlantique, Rochefort Océan, Ligue pour la protection des oiseaux (RNN de Moëze-Oléron, RNN du marais d’Yves, RNN de la Baie de l’Aiguillon, RNN de la Casse de la Belle Henriette, RNN Lilleau des Niges, Poitou-Charentes, Aquitaine, Vendée, Coordination régionale Pays de la Loire, Service espaces protégés, Service connaissance), Centres permanents d’initiatives pour l’environnement (Marennes-Oléron (IODDE), Médoc (CURUMA)), Association OBIOS.